Eve Beuvens, Heptatomic

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Igloo

Eve Beuvens a créé son projet Heptatomic en août 2013, à l’occasion d’une carte blanche offerte par le Gaume Jazz Festival. Le septet réuni par la pianiste bruxelloise avait alors recueilli tous les suffrages : « De superbes arrangements joués par un groupe hors du commun », titrait J.P. Schroeder dans Hot House, le bulletin de liaison de la Maison du Jazz.
Pour ma part, j’avais découvert la formation lors du festival Jazz Brugge, en octobre 2014, avec l’impression, partagée par des fidèles du Gaume, que, malgré l’originalité des compositions d’Eve Beuvens, le septet connaissait quelques problèmes de mise en place : il est vrai que Sylvain Debaisieux, qui remplaçait Gregor Siedl au saxophone ténor, avait peut-être des difficultés à trouver ses marques. Même impression de « flottement » lors d’un concert au Club Pelzer (Liège), quelques jours avant l’enregistrement.
Par contre, le travail en studio, trois jours avec la prise de son parfaite de Daniel Léon, a permis de gommer cette impression d’hésitation entre certains solistes : les thèmes ont été, sans doute, resserrés (des plages de 3 à près de 7 minutes) et les arrangements réajustés, permettant à chacun d’exprimer pleinement sa personnalité.
Aux côtés d’Eve Beuvens et de sa solide rythmique (Manolo Cabras à la contrebasse et Lionel Beuvens à la batterie), on retrouve Benjamin Sauzereau, guitariste d’origine française qui, après des études entamées au Mans, a rejoint le Conservatoire de Bruxelles pour poursuivre son cursus auprès de Peter Hertmans et Fabien Degryse. On a pu l’entendre au sein du septet Les Chroniques de l’Inutile, avec le flûtiste Pierre Bernard, et il forme, avec le saxophoniste Erik Bogaerts et le batteur Jens Bouttery, le trio Llop.
Pour ce qui est de la section des souffleurs, elle est emmenée avec fougue par Laurent Blondiau (le trompettiste de Mâäk, MikMâäk et du Megaoctet d’Andy Emler), en compagnie de Grégoire Tirtiaux au saxophone alto et baryton (MikMâäk) et Sylvain Debaisieux au ténor (un saxophoniste formé au Conservatoire de Bruxelles).
La pianiste signe toutes les compositions : un mélange de lyrisme mélodique (Winter Evening Walk, Silly Sally, No Way Out Running, Dusk), de groove énergique (La lettre du scribe à la Joconde) et de séquences plus libertaires (The Swan and I ou ce Scratching Mermaids avec une belle improvisation aux envolées free de Laurent Blondiau). Chacun est mis à contribution dans de beaux solos : Eve Beuvens tout au long de l’album et particulièrement dans ce If, Food, Love joué en solo pour clore l’album, Laurent Blondiau, notamment à la trompette bouchée sur Silly Sally, Sylvain Debaisieux au ténor (Water Games), Grégoire Tirtiaux, tantôt à l’alto (Le lettre du scribe), tantôt au baryton (Water Games) et Benjamin Sauzereau à la guitare dans de belles envolées aux sonorités irisées (Dusk, Les Roses de Saadi). Avec ce Heptatomic, après le lyrisme de « Noordzee » ou le quartet avec Michael Godée au soprano et le hard bop des Sidewinders, Eve Beuvens montre une autre facette de son talent.
Une parenthèse : avec la concurrence du LG Jazz Collective et d’Urbex d’Antoine Pierre, deux formations qui présente une palette sonore très proche, la course aux engagements risque d’être ardue en ces temps d’austérité culturelle forcée.

Claude Loxhay

Article publié par jazzaround
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